Belvédère, sculptures et étape 16 du Chat perché
Place aux Fleurs à Dole : histoire, fontaine et Commères
Guide de la place aux Fleurs à Dole : anciennes boucheries, belvédère, marché de 1845, RN5, L’Enfant à l’amphore, Les Commères, accès et usages.
Une place enfant du dossier Dole
La place aux Fleurs constitue l’étape 16 du circuit du Chat perché. Cette page approfondit sa formation, ses œuvres et ses usages ; le dossier parent organise la gare, la ville et les autres lieux accessibles dans la journée.
Elle vient immédiatement après les treiges et avant l’Hôtel de Froissard dans le parcours officiel. Cette position relie une venelle étroite, une place-belvédère et une demeure privée sans confondre leurs conditions de visite.
Une place suspendue au-dessus de la vieille ville
La publication municipale réalisée avec les Archives décrit la place comme une plateforme suspendue au-dessus de la vieille ville. Elle commence à apparaître à la fin du XVIIIe siècle, après le déplacement d’activités installées en contrebas.
Le terme de belvédère désigne ici cette position en hauteur. Il ne faut pas en déduire un panorama à 360 degrés, une table d’orientation ou une vue toujours dégagée.
Avant la place, des boucheries et des abattoirs
Pendant environ trois siècles, l’espace était occupé par des échoppes construites sur le toit des boucheries municipales, qui faisaient aussi office d’abattoirs. La place actuelle recouvre donc une histoire de travail, d’approvisionnement et d’hygiène urbaine.
Cette superposition explique pourquoi il est réducteur de voir seulement un espace décoratif. La topographie garde la relation entre la ville haute et la rue des Vieilles Boucheries située plus bas.
La plateforme prend forme à la fin du XVIIIe siècle
Après le départ des boucheries en contrebas, une esplanade se forme progressivement. Une fontaine ornée d’un lion est achevée en 1779 par Claude-François Attiret.
Les sources distinguent cette première organisation de la configuration actuelle, acquise plus tard. La place n’est donc pas née en une seule campagne d’aménagement.
Le lion d’Attiret a quitté la place
Le monument de 1779 est décrit comme trop lourd : il provoque de graves éboulements et son lion est transféré au bas du cours Saint-Mauris. La sculpture ne doit pas être cherchée aujourd’hui au centre de la place aux Fleurs.
Ce déplacement relie deux dossiers de Dole. Le cours Saint-Mauris permet d’approfondir l’œuvre et son environnement actuel sans prétendre que toute la fontaine d’origine a été conservée à l’identique.
L’Enfant à l’amphore date de 1805
François-Marie Rosset réalise L’Enfant à l’amphore en 1805 pour remplacer le lion. Le plan officiel du Chat perché cite l’œuvre comme l’un des repères majeurs de l’étape 16.
Rosset est un sculpteur jurassien issu d’un atelier familial de Saint-Claude. Le dossier s’en tient à cette attribution municipale et ne reconstruit ni commande, ni modèle, ni symbolique non documentée.
L’œuvre visible est une copie
L’original est endommagé en septembre 1944. Il trouve ensuite refuge au Musée des Beaux-Arts de Dole, tandis qu’une copie est installée dans le bassin circulaire de la place.
Cette distinction est essentielle : photographier la fontaine actuelle ne revient pas à photographier l’original de Rosset. La copie visible a été restaurée en 2011 selon la Ville.
Chercher la petite salamandre sans forcer l’interprétation
La balade municipale de 2021 indique que la fontaine à l’enfant à l’amphore cache une petite salamandre. Ce détail peut servir de jeu d’observation pour une visite familiale.
La page ne garantit ni sa visibilité sous toute lumière, ni l’accès au bassin, ni le fonctionnement de l’eau. On observe depuis l’espace autorisé sans monter sur l’ouvrage.
Vers 1840, la RN5 transforme l’espace
Vers 1840, un îlot d’immeubles est démoli afin d’élargir le tracé de la route nationale 5 qui traverse Dole entre Dijon et Genève. La place prend alors la configuration générale décrite comme actuelle par les Archives municipales.
Cette étape rappelle qu’une place piétonne peut avoir été façonnée par une route très circulée. Le récit doit donc inclure les mobilités successives, pas seulement les œuvres.
Le marché de 1845 donne son nom à la place
En 1845, des jardiniers-fleuristes établissent un marché aux fleurs. Il ne dure pas longtemps, mais son nom s’attache durablement au lieu.
Aucune source actuelle consultée ne documente un marché aux fleurs permanent. Le visiteur ne doit donc pas choisir le jour de sortie en espérant une activité commerciale historique toujours présente.
Foires, métiers ambulants et marrons chauds
Sous les tilleuls plantés au XIXe siècle, la place accueille les jours de foire des marchands ambulants, des raccommodeurs de faïences et des saltimbanques. L’hiver, on y vend des marrons brûlants.
Ces usages appartiennent au récit historique publié par la Ville. Ils ne constituent ni un programme actuel, ni une promesse de commerce ou d’animation le jour de la visite.
La déviation de 1969 réduit le trafic
L’ouverture de la déviation de la RN5 en 1969 diminue le trafic automobile traversant la place. Ce changement prépare sa transformation en espace davantage consacré aux piétons.
La date ne signifie pas que toute circulation s’arrête immédiatement. Les accès de service, mesures temporaires et cheminements voisins doivent toujours être respectés.
La piétonnisation intervient en 1982
La Ville date la piétonnisation du secteur de 1982. Des aménagements sont alors réalisés et les arbres plus que centenaires sont remplacés.
La place peut donc être présentée comme piétonne, mais pas comme une aire sans aucune circulation occasionnelle. Les véhicules autorisés, livraisons ou interventions restent possibles.
Les Commères arrivent avec la place piétonne
Le groupe en bronze Les Commères est installé en 1982. Son auteur, Jens Boettcher, est un sculpteur allemand né en 1933 et établi en Franche-Comté depuis 1968.
L’œuvre présente des figures assises qui semblent chuchoter. La formulation municipale joue avec le nombre de chapeaux et de chaises ; le dossier évite d’en faire une donnée comptable plus importante que l’œuvre elle-même.
Comparer deux œuvres séparées par près de deux siècles
La fontaine renvoie à une œuvre de 1805, même si la sculpture visible est une copie, tandis que Les Commères appartient à 1982. La place permet donc de comparer commande monumentale et intervention contemporaine dans l’espace public.
Observez les matériaux, l’échelle, la relation au passant et la manière dont chaque œuvre organise un arrêt. Aucune hiérarchie esthétique n’est imposée par le guide.
Une rénovation achevée au printemps 2019
La troisième phase du programme Dole, cœur de ville concerne la place aux Fleurs et la partie piétonne de la rue des Arènes. La place rénovée est inaugurée le 27 avril 2019.
Le projet annonce des assises, des jardinières, un traitement renouvelé des sols et une rambarde destinée à ouvrir davantage la vue vers le bas de ville. Ces éléments décrivent la rénovation ; leur état précis doit être observé aujourd’hui.
Lire la place comme un belvédère urbain
Le meilleur point de départ est la relation entre la plateforme et la ville basse. Cherchez les différences de niveau, les échappées visuelles et les liaisons vers les rues voisines plutôt qu’un panorama spectaculaire annoncé d’avance.
La végétation, les terrasses, un chantier ou un événement peuvent modifier la vue. Le dossier ne garantit aucun angle photographique ni horizon dégagé.
Arriver par le treige de la Cordière
Une balade municipale fait déboucher le treige de la Cordière sur la place aux Fleurs après avoir longé le Collège de l’Arc. Cet accès donne à comprendre la transition entre venelle et espace ouvert.
Le passage étroit ne doit pas être présenté comme adapté à tous. Si les conditions ou la mobilité l’exigent, rejoignez la place par les rues principales et vérifiez le plan officiel.
Relier la place à la rue des Vieilles Boucheries
La balade de 2021 propose ensuite l’escalier de la rue des Vieilles Boucheries, présenté comme une passerelle entre partie haute et bas de ville. Elle y compte trente-cinq marches.
Ce nombre concerne cet escalier précis dans le parcours publié, pas tous les accès à la place. Il signale néanmoins que le trajet historique le plus direct peut être incompatible avec certaines mobilités.
Ne pas confondre place piétonne et chaîne accessible
Le statut piéton de la place ne prouve pas l’accessibilité depuis la gare, les treiges ou la rue basse. Pentes, marches, revêtements, mobilier et travaux peuvent intervenir avant même d’atteindre l’esplanade.
Le plan officiel matérialise un itinéraire davantage adapté et des obstacles. Suivez-le comme aide de préparation, puis contrôlez le cheminement réel plutôt que de promettre une chaîne accessible.
La fiche d’un restaurant ne certifie pas toute la place
Dole Tourisme référence un restaurant situé 13 rue des Arènes, sur la place, avec un pictogramme accessible. Cette information concerne l’établissement tel que déclaré sur sa fiche.
Elle ne vaut ni audit de la place, ni preuve de chaque entrée, terrasse ou sanitaire. Les conditions du commerce et celles de l’espace public doivent rester séparées.
Venir depuis la gare de Dole-Ville
La gare se situe avenue Aristide-Briand. SNCF TER publie les services, correspondances et informations d’assistance à vérifier avant le voyage.
Aucune source officielle consultée ne fournit un temps ou une distance piétonne propre entre la gare et la place. Utilisez un calcul actuel et gardez une marge pour le relief du centre ancien.
Aucun horaire permanent n’est publié
La place est un espace public, mais aucune source consultée ne garantit une ouverture vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Une occupation, un chantier ou une mesure de sécurité peut modifier ponctuellement les accès.
La signalisation sur place prime. Le guide ne recommande jamais de franchir une barrière ou un périmètre fermé pour rejoindre une œuvre.
Ne pas garantir le fonctionnement de la fontaine
Les sources établissent la présence de la fontaine et de la copie de L’Enfant à l’amphore. Elles ne promettent pas que l’eau fonctionne à toute saison ni pendant une maintenance.
Une fontaine arrêtée ne rend pas l’histoire du lieu fausse, mais change l’expérience. La page distingue donc l’œuvre permanente de son état technique du jour.
Construire une halte de vingt minutes
Arrivez par la rue ou le passage compatible avec votre mobilité. Repérez d’abord la position de belvédère, puis la fontaine et Les Commères. Relisez enfin les trois dates charnières : 1845 pour le nom, 1969 pour la déviation et 1982 pour la piétonnisation.
Cette halte suffit à comprendre la place sans consommer ni attendre une animation. Elle laisse ensuite le choix entre l’Hôtel de Froissard, la place Nationale ou la ville basse.
- Entrée réellement praticable
- Belvédère repéré
- Fontaine observée sans accès au bassin
- Copie distinguée de l’original
- Commères identifiées
- Suite du parcours choisie
Construire une lecture d’une heure
Associez le treige de la Cordière, la place aux Fleurs puis l’escalier des Vieilles Boucheries seulement si les marches conviennent au groupe. Cette séquence explique la liaison entre ville haute et ville basse.
Une variante sans escalier peut rester sur les rues du centre et rejoindre l’étape suivante. Sa durée et son accessibilité doivent être calculées le jour même.
Visiter avec des enfants
Cherchez la salamandre signalée par la balade municipale, comparez les postures des Commères et demandez pourquoi un marché disparu peut laisser son nom à une place.
Les enfants restent hors du bassin et des chaussées de service. L’activité repose sur l’observation, pas sur le contact avec les sculptures.
Visiter avec un groupe
Choisissez un point de commentaire qui laisse libres les cheminements, terrasses et accès. Divisez un grand groupe pour observer les œuvres sans former un barrage.
Une occupation officielle ou une terrasse autorisée modifie l’espace disponible. Le responsable adapte la halte et renonce à l’escalier si une personne ne peut pas l’emprunter.
Photographier les œuvres et respecter la vie quotidienne
Cadrez la fontaine, le groupe en bronze ou la relation entre la place et la ville basse depuis l’espace autorisé. Évitez les visages identifiables et les intérieurs de logements ou commerces.
Ne grimpez pas sur les assises, la fontaine ou la rambarde pour obtenir un point de vue. Une consigne temporaire prime toujours sur l’itinéraire éditorial.
Adapter la pause à la météo
Le soleil, le vent, la pluie et l’état du sol influencent fortement une place ouverte. Les arbres et assises mentionnés par les projets ne garantissent ni ombre continue, ni place sèche, ni abri.
En cas de forte chaleur ou d’orage, réduisez la halte et choisissez un repli réellement ouvert. Aucun commerce n’est présenté comme refuge garanti sans vérifier ses horaires.
Une rencontre de quartier est annoncée le 22 septembre 2026
La Ville programme une rencontre du secteur centre-ville mardi 22 septembre 2026 à partir de 17 h 30, place aux Fleurs. Elle est annoncée gratuite, ouverte à tous, sous le vitabri « Échangeons Ensemble », avec des élus et services municipaux.
Il s’agit d’une réunion publique temporaire, pas d’une attraction de la place. Le dossier daté rassemble les modalités et expirera après la rencontre.
Les événements passés ne sont pas reconduits
La place a accueilli la Fête de la musique en juin 2026 et diverses occupations temporaires les années précédentes. Ces archives montrent un usage civique et festif, pas un programme permanent.
Aucun manège, marché, concert ou stand n’est promis sans page officielle datée. Chaque future édition devra être qualifiée séparément.
Ce que les sources permettent d’affirmer
- Étape 16 du circuit du Chat perché
- Plateforme formée à partir de la fin du XVIIIe siècle
- Anciennes boucheries et abattoirs en contrebas
- Fontaine au lion d’Attiret achevée en 1779 puis déplacée
- L’Enfant à l’amphore de Rosset daté de 1805
- Copie visible et original conservé au Musée des Beaux-Arts
- Configuration générale acquise vers 1840
- Marché aux fleurs de 1845 à l’origine du nom
- Déviation de la RN5 en 1969
- Piétonnisation en 1982
- Les Commères installées en 1982
- Rénovation inaugurée en 2019
Ce que les sources ne permettent pas d’affirmer
- Marché aux fleurs actuel
- Panorama à 360 degrés
- Fontaine toujours en eau
- Accès permanent sans restriction
- Chaîne accessible complète depuis la gare
- Absence totale de véhicules autorisés
- Disponibilité constante des bancs
- Ouverture des commerces voisins
- Programme récurrent des animations
- État quotidien de chaque œuvre
Erreurs fréquentes à éviter
- Présenter la copie comme l’original de Rosset
- Chercher le lion d’Attiret sur la place
- Annoncer un marché aux fleurs actuel
- Confondre piétonnisation et accessibilité intégrale
- Attribuer les trente-cinq marches à tous les accès
- Promettre l’eau de la fontaine
- Bloquer la place avec un groupe
- S’asseoir sur les œuvres
- Reprendre un événement passé
- Déduire les horaires des commerces
Checklist avant la visite
- Gare et train retour vérifiés
- Accès choisi selon la mobilité
- Plan du Chat perché disponible
- Conditions météo contrôlées
- Fontaine observée comme œuvre, pas comme service
- Copie et original distingués
- Escalier évité si nécessaire
- Occupation temporaire vérifiée
- Espaces de passage laissés libres
- Étape suivante choisie
Questions fréquentes
| Question | Réponse prudente |
|---|---|
| Pourquoi la place s’appelle-t-elle aux Fleurs ? | Un marché de jardiniers-fleuristes établi en 1845 lui a donné son nom |
| Le marché existe-t-il encore ? | Aucun marché aux fleurs permanent actuel n’est documenté |
| La sculpture de Rosset est-elle originale ? | La place montre une copie ; l’original est conservé au Musée des Beaux-Arts |
| Où est le lion d’Attiret ? | Il a été transféré au bas du cours Saint-Mauris |
| Que sont Les Commères ? | Un groupe en bronze de Jens Boettcher installé en 1982 |
| La place est-elle piétonne ? | Oui depuis 1982, sans exclure toute circulation autorisée ou temporaire |
| Est-elle entièrement accessible ? | Non démontré ; certains accès voisins comportent marches ou pentes |
| Faut-il installer CapVirée ? | Non pour lire ce dossier ; l’application sert ensuite à explorer le trajet |
Sources, responsabilité et révision
Page publiée et révisée le 16 septembre 2026 depuis le circuit officiel, l’article historique réalisé avec les Archives municipales, la balade municipale de 2021, le programme Dole, cœur de ville, Dole Tourisme et SNCF TER.
L’état des œuvres, la fontaine, les accès, les terrasses, les travaux et les événements sont vivants. Ils doivent être vérifiés sur place ou auprès de leur source officielle avant toute révision.
Ouvrir CapVirée après avoir choisi le parcours
Après avoir choisi l’accès compatible avec votre mobilité et l’étape suivante, ouvrez CapVirée pour explorer le trajet vers Dole. L’application ne garantit ni la fontaine en eau, ni un commerce ouvert, ni l’absence de marches.
Sources
- Place aux Fleurs — histoire d’un belvédère · Ville de Dole et Archives municipales · vérifié le 16 septembre 2026
- Plan du circuit du Chat perché · Ville de Dole et Dole Tourisme · vérifié le 16 septembre 2026
- Balade urbaine — Dole notre ville no 239 · Ville de Dole · vérifié le 16 septembre 2026
- Dole, cœur de ville · Ville de Dole · vérifié le 16 septembre 2026
- Repère touristique sur la place · Dole Tourisme · vérifié le 16 septembre 2026
- Rencontres de quartier 2026 · Sortir à Dole — Ville de Dole · vérifié le 16 septembre 2026
- Gare de Dole-Ville · SNCF TER Bourgogne-Franche-Comté · vérifié le 16 septembre 2026