Art nouveau · 58 rue Saint-Jean · Nancy

Ancienne banque Renauld à Nancy : patrimoine et accès actuel à distinguer

Lire l'édifice d'Émile André et Paul Charbonnier, les décors de Majorelle et Gruber et les limites d'accès du centre bancaire actuel au 58 rue Saint-Jean.

Quelle adresse correspond à l'ancienne banque Renauld ?

L'ancienne banque Charles Renauld occupe l'angle du 58 rue Saint-Jean et du 9 rue Chanzy, à Nancy. La fiche patrimoniale de Destination Nancy l'intitule « Art Nouveau BNP Paribas », mais le nom historique de l'édifice est banque Renauld. Ce guide porte sur le bâtiment à cet angle, et pas sur toute agence bancaire portant aujourd'hui la même enseigne dans le centre-ville.

Le catalogue Grand Est situe l'objet à 305 mètres de Nancy-Ville en distance géométrique. Ce repère ne décrit ni un parcours de marche ni les traversées à effectuer. Depuis la gare, vérifiez l'itinéraire réel vers l'angle Saint-Jean/Chanzy ; une observation de façade peut être courte, mais elle doit laisser la marge nécessaire au train retour.

Qui a conçu la banque entre 1908 et 1910 ?

Charles Renauld, banquier nancéien, a commandé l'édifice à Émile André et Paul Charbonnier. La notice de l'Inventaire général attribue les façades à André et l'aménagement intérieur à Charbonnier ; elle date la première campagne de 1908 à 1910. La date inscrite au porche renvoie à cet achèvement. Les Archives municipales indiquent une extension engagée ensuite rue Chanzy ; il serait donc inexact de présenter tout le volume visible comme un seul chantier instantané de 1910.

Le bâtiment associe la fonction bancaire à la volonté de donner une image forte de l'établissement. Depuis la rue, comparez l'angle, le porche et les rythmes des façades. L'Art nouveau concerne aussi les espaces intérieurs et le mobilier, mais leur intérêt historique ne transforme pas une banque en musée ouvert sans réservation.

Que reste-t-il des créations de Majorelle et de Gruber ?

L'Inventaire attribue les ferronneries et le mobilier intérieur à l'entreprise Louis Majorelle, ainsi que des verrières à Jacques Gruber. L'office de tourisme indique que des vitraux, ferronneries et éléments de mobilier peuvent encore être vus à l'intérieur. Ces deux sources doivent être lues ensemble : une partie du décor a survécu, mais tout l'ensemble d'origine n'est pas intact.

La notice POP signale précisément la disparition de la verrière de Gruber qui couvrait le grand hall, ainsi que la destruction de la grille du porche et des modifications successives des aménagements Majorelle. Il ne faut donc pas promettre au visiteur la grande verrière historique perdue. Cette distinction entre œuvre conçue, éléments conservés et éléments disparus évite une visite fondée sur des photographies anciennes prises pour l'état actuel.

La banque actuelle donne-t-elle accès à l'intérieur ?

Destination Nancy suggère une vue des décors aux heures d'ouverture de la banque. Les informations actuelles de BNP Paribas imposent une vérification plus précise : la fiche officielle de l'agence Nancy Saint-Jean donne désormais le 8 rue Saint-Jean pour l'accueil grand public. Celle du centre de banque privée situe toujours un espace au 58 rue Saint-Jean et au 9 rue Chanzy, mais annonce une réception sur rendez-vous. Ce sont deux adresses et deux usages différents.

Aucune de ces fiches bancaires ne publie une visite patrimoniale libre. Ne vous présentez pas au centre privé comme client fictif et ne déduisez pas de l'ancienne fiche touristique qu'un hall sera visible au moment choisi. Vous pouvez observer l'extérieur depuis la voie publique ; pour un accès intérieur, attendez une visite organisée et annoncée ou une confirmation explicite du gestionnaire. Les horaires bancaires servent aux clients, pas de calendrier garanti pour les curieux.

Comparer deux banques Art nouveau sans les confondre

Le Crédit Lyonnais de la rue Saint-Georges est un autre bâtiment bancaire nancéien, avec une verrière monumentale de Jacques Gruber documentée séparément. La banque Renauld se situe rue Saint-Jean, avec un projet d'Émile André et Paul Charbonnier et des décors Majorelle. Les rapprocher permet de comprendre comment l'Art nouveau sert des institutions financières, mais ni leurs architectes, ni leurs vitraux, ni leurs conditions de vue ne sont interchangeables.

Un parcours court peut relier les deux façades et s'arrêter là. Pour un intérieur effectivement visitable, choisissez plutôt une offre culturelle ouverte dont les modalités sont publiées. Les notices POP et les archives suffisent déjà à faire une lecture historique si la banque privée ne laisse rien voir le jour du déplacement.

Sources, révision et limites

DOHM a publié et relu cette fiche le 28 septembre 2026 à partir de l'Inventaire général POP, des Archives municipales, de Destination Nancy, des annuaires officiels BNP Paribas et de l'objet exact du catalogue Grand Est. Une nouvelle lecture est prévue au plus tard le 28 décembre 2026, ou dès changement de l'occupant ou des accès au 58 rue Saint-Jean. La banque peut modifier ses accueils et rendez-vous indépendamment de la valeur patrimoniale du bâtiment.

Les sources établissent l'adresse historique, les auteurs, la campagne de construction et les principaux décors. Elles ne garantissent ni entrée libre, ni visibilité d'un vitrail un jour précis, ni conservation de la verrière du grand hall que POP dit disparue. Pour signaler une nouvelle ouverture patrimoniale, fournissez l'annonce du gestionnaire ou de l'organisateur, avec date et modalités ; une fiche d'horaires bancaires seule ne suffit pas.

Sources

Éditeur : DOHM — Digital Operations Hub & Modules · informations revues le . Signaler une correction.