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Statue de Jouffroy d'Abbans : reconnaître le bronze actuel sur le pont Battant

Trouver la statue de Pascal Coupot, comprendre son installation et ses déplacements, puis distinguer ce bronze de l'ancien monument de 1884 et du récit de la navigation à vapeur.

Réponse directe : quelle statue voit-on sur le pont Battant ?

Sur le pont Battant à Besançon, la statue du marquis de Jouffroy d'Abbans est un bronze patiné de Pascal Coupot, posé au niveau du sol. L'office de tourisme souligne cette proximité inhabituelle avec les passants. La direction municipale du Patrimoine historique confirme l'emplacement et décrit une figure en pied, à échelle humaine, les mains jointes dans le dos et le regard droit devant elle. Une plaque au sol accompagne l'œuvre.

La statue actuelle n'est pas l'ancien monument du XIXe siècle visible sur certaines cartes postales. Une notice du musée du Temps conservée sur POP décrit une autre œuvre, due au sculpteur Ch. Gauthier en 1884, placée autrefois sur un haut piédestal près du quartier Battant. Confondre ces images conduit à chercher aujourd'hui une fontaine et un socle qui ne décrivent pas le bronze de Coupot.

La halte se fait dans l'espace public du pont, sans billet ni salle à visiter. Le pont reste un lieu de passage : observez l'œuvre depuis un endroit où vous ne gênez ni les piétons ni les autres circulations. La proximité de la statue n'autorise pas à grimper dessus ou à bloquer la traversée pour une photographie.

Qui est Jouffroy d'Abbans dans cette commémoration ?

La plaque décrite par l'inventaire municipal rend hommage au marquis de Jouffroy d'Abbans, né en 1751 et mort en 1832, en rappelant une première expérience de navigation à vapeur sur le Doubs en 1776. Ce texte est une inscription commémorative de la Ville, pas un traité technique ni un calendrier de tous les essais de navigation. Il explique pourquoi ce personnage est représenté sur un pont franchissant le Doubs.

Lire une statue historique demande de séparer la personne honorée et l'œuvre qui la représente. Jouffroy appartient à l'histoire des expérimentations de navigation ; le bronze actuel appartient à une commande artistique de la fin du XXe siècle. Ni son costume d'époque ni son emplacement ne font de l'œuvre un objet du XVIIIe siècle. L'inventaire municipal situe précisément sa création dans les échanges de 1997 et son installation en 1998.

Pour approfondir la technique de la navigation à vapeur, il faut consulter des archives et des collections dédiées. La statue donne un point de départ et une date sur sa plaque ; elle ne prouve à elle seule ni les détails de l'appareil utilisé en 1776 ni une priorité mondiale simplifiée. Une promenade peut retenir le lien local avec le Doubs sans transformer l'hommage en démonstration mécanique.

Pascal Coupot et le choix d'une figure à hauteur de passant

L'office attribue le bronze patiné à Pascal Coupot. L'inventaire municipal précise que le personnage est représenté en pied à échelle d'homme, sans piédestal, avec un léger mouvement du corps. Ce choix produit une rencontre directe avec les personnes qui traversent le pont. Il contraste avec l'ancien monument du XIXe siècle, connu par une carte postale, qui surplombait une fontaine sur un socle important.

Observez d'abord la posture et le regard, puis la plaque placée près des pieds. La tenue rappelle la seconde moitié du XVIIIe siècle selon l'inventaire. Cette description permet une lecture attentive sans prêter à l'artiste des intentions que les sources ne documentent pas. La statue paraît moins cérémonielle qu'un monument élevé, mais il s'agit toujours d'un hommage public commandé par la ville.

La qualité de l'expérience dépend aussi du contexte : le mouvement du pont, la présence du Doubs et le passage entre Battant et la Boucle. Une œuvre au niveau du sol peut être manquée si l'on cherche une colonne ou une grande fontaine. C'est la raison pratique de distinguer la statue actuelle des images anciennes avant le départ.

Commande de 1997, fonte et installation en 1998

La fiche de la Direction du Patrimoine historique cite les échanges entre l'artiste et la municipalité en 1997. Elle indique que le bronze a été fondu à la fonderie Galmiche, à Froideconche en Haute-Saône, puis installé en 1998. La plaque elle-même attribue la commande à la Ville de Besançon et porte cette année. Ces éléments documentent le processus de création de l'œuvre visible aujourd'hui.

Il ne faut pas remplacer cette chronologie par la date de 1884 associée à l'ancienne statue de Ch. Gauthier. La notice POP de la carte postale constitue une preuve iconographique d'un monument différent. Deux hommages à la même personnalité peuvent coexister dans les archives sans que le second soit une restauration ou une copie du premier.

La fonte et la patine sont des propriétés matérielles du bronze actuel ; elles n'indiquent pas seules son état de conservation au jour de la visite. La Ville, propriétaire de l'œuvre selon son inventaire, suit ses sculptures publiques. Un nettoyage, une protection temporaire ou un déplacement futur devrait être vérifié auprès d'une source municipale datée.

Pourquoi la statue a-t-elle changé de place ?

L'inventaire municipal retrace plusieurs implantations : en 1998 près du quai Veil-Picard, face au Doubs ; en mars 2012 sur le quai de Strasbourg ; puis définitivement sur le pont Battant. Cette histoire explique que des photographies récentes mais antérieures au dernier déplacement montrent la même statue ailleurs. Le lieu actuel donné par l'office et la Ville est le pont Battant.

Un changement d'emplacement transforme la manière de rencontrer une œuvre. Sur un quai, le rapport au fleuve pouvait se lire de côté ; sur le pont, le personnage se trouve directement sur une traversée. Ce commentaire est une lecture du contexte, non une citation d'intention de l'artiste. L'essentiel pour préparer la visite est de ne pas suivre une photographie ancienne comme si elle était une adresse en temps réel.

Les déplacements n'ont pas changé l'identité du bronze de Coupot. À l'inverse, l'ancienne statue de Gauthier figurant dans la collection du musée du Temps est une autre œuvre. La distinction entre même objet déplacé et objet différent est nécessaire pour interpréter correctement les ressources en ligne.

L'ancien monument de 1884 : une source à lire, pas un repère actuel

La notice POP relative à une carte postale du premier quart du XXe siècle décrit une statue de Jouffroy d'Abbans due à Ch. Gauthier, datée de 1884. Elle la situe autrefois place Jouffroy d'Abbans, sur un piédestal au-dessus d'une fontaine, avec le pont Battant et le quai Vauban dans le paysage. La photographie conservée par le musée du Temps documente un état historique de la ville.

La collection détient une carte postale, pas nécessairement la statue elle-même. Son image ne prouve pas que l'ancien monument subsiste au même endroit ni qu'il fasse partie du parcours de visite actuel. Cette distinction évite de présenter une archive photographique comme une fiche de monument présent. Le bronze de Coupot, placé au sol, a une facture et une histoire de commande propres.

Comparer les deux représentations reste instructif : l'une met le personnage à distance sur un socle, l'autre le place parmi les passants. Mais la comparaison doit citer les dates et les auteurs. Une ville peut réinterpréter un hommage à travers différentes générations d'art public.

Voir l'œuvre sans gêner la traversée du pont

Le pont Battant relie le quartier Battant au centre ancien. La statue est fixée au sol sur cet axe de passage, ce qui rend sa rencontre facile mais demande de l'attention. Prenez connaissance de la circulation du jour et placez-vous sur une zone où l'arrêt est autorisé et ne bloque personne. Si le pont est encombré, une observation brève suffit ; revenez à une heure moins dense pour lire la plaque.

La sculpture est un bien public, pas un équipement pour poser, s'asseoir ou grimper. Évitez de toucher longuement le bronze et respectez toute protection temporaire. Une photo peut être prise depuis l'espace public sans déplacer de mobilier ni franchir une barrière. Les règles locales de circulation et de sécurité prévalent sur un itinéraire éditorial.

Pour des enfants, commencez par chercher la figure à hauteur d'homme, puis l'inscription au sol. Le récit le plus simple associe un hommage à une expérience sur le Doubs et une œuvre créée bien plus tard. Cette approche permet d'apprendre sans attribuer à la statue la date de l'expérience de 1776.

Préparer l'accès depuis Besançon-Viotte

Le catalogue régional rattache l'objet à la gare Besançon-Viotte et indique 809 mètres de proximité géographique entre coordonnées. Ce chiffre ne correspond pas à une longueur de parcours piéton, une traversée ni une durée. Vérifiez votre gare d'arrivée et un itinéraire actuel jusqu'au pont Battant. Besançon Franche-Comté TGV est distincte de Viotte.

La traversée du pont et ses abords peuvent connaître des travaux, événements ou flux importants. Pour une personne à mobilité réduite, vérifiez les accès, revêtements et traversées du trajet réel. Le catalogue ne qualifie pas l'accessibilité détaillée de la statue et le fait qu'elle soit au niveau du sol ne garantit pas que toutes les approches soient sans obstacle.

La halte s'accorde naturellement avec le guide du pont Battant ou une marche vers la fontaine Bacchus. Ces lieux sont proches dans le récit urbain, mais chacun répond à une autre intention : le pont comme ouvrage de franchissement, la fontaine comme mémoire viticole, la statue comme hommage à Jouffroy. Aucun billet combiné n'est nécessaire pour les observer depuis l'espace public.

Questions fréquentes et limites des sources

La statue actuelle date-t-elle de 1884 ? Non : cette date appartient à l'ancien monument documenté par une carte postale du musée du Temps. Le bronze de Pascal Coupot est lié à une commande municipale de 1997 et a été installé en 1998. Pourquoi la voit-on parfois sur un quai ? La Ville documente ses déplacements successifs avant son installation sur le pont Battant.

Est-elle sur un piédestal ? Non, l'office et l'inventaire municipal décrivent une figure posée au niveau du sol. Peut-on la voir sans guide ? Oui, elle se trouve sur un pont public ; les restrictions ponctuelles de circulation restent possibles. Y a-t-il une visite de bateau à vapeur incluse ? Aucune source consultée n'en propose dans le cadre de cette halte.

La plaque affirme une première expérience de navigation à vapeur sur le Doubs en 1776. Pour interpréter la portée historique exacte de cette formule, il faudrait un dossier spécialisé sur les techniques et d'autres expérimentateurs. Ce guide rapporte l'inscription comme élément de l'œuvre et n'en fait pas un classement mondial de l'invention.

Sources, responsabilité éditoriale et révision

DOHM a publié et relu ce dossier le 26 septembre 2026. La fiche de l'office situe et attribue l'œuvre actuelle ; l'inventaire municipal en donne la matière, la commande et les déplacements. La notice POP du musée du Temps documente l'autre statue connue par une carte postale. La gare et l'objet DATAtourisme servent à préparer la sélection et l'accès, non à prouver l'état de l'œuvre aujourd'hui.

La prochaine relecture est fixée au 26 octobre 2026, ou plus tôt si la Ville annonce un déplacement, une restauration ou une modification de circulation du pont. Toute correction doit préciser si elle concerne le bronze de Coupot, l'ancien monument de Gauthier ou le personnage historique. Cette discipline évite de transférer une date ou une adresse d'un objet à l'autre.

Depuis le dossier Besançon, vous pouvez prolonger par le pont Battant, le quartier du même nom et la fontaine Bacchus. L'objectif de cette page est simple : reconnaître la statue actuellement visible, la situer correctement et comprendre ce qu'une image d'archive montre réellement.

Sources

Éditeur : DOHM — Digital Operations Hub & Modules · informations revues le . Signaler une correction.